Ghostland : Quand Pascal Laugier tâcle les fans de Mylène Farmer : « Il a fallu protéger le film des fans de Mylène Farmer »

#cinema

En 1984, elle chantait « Maman a tort ». En 2018, pour Mylène Farmer, ce serait plutôt « Maman a peur ». Dans Ghostland, où elle incarne une mère brutalement attaquée chez elle avec ses deux filles ado par deux psychopathes, la chanteuse endure les pires horreurs et s'en sort avec les honneurs.

Mieux : elle impressionne.

Pas mal pour une artiste dont la dernière expérience au cinéma, hormis une voix dans les deux suites d'Arthur et les minimoys (en 2009 et 2010), remonte à Giorginode Laurent Boutonnat, en 1994. Vingt-trois ans après ce cuisant échec en salle qui avait stoppé net son élan à l'écran, l'artiste retrouvera-t-elle le goût des plateaux avec Ghostland ?

Éprouvant film d'épouvante, tourné en anglais dans les plaines désertiques du Manitoba au Canada, ce cauchemar mixant terreur brute et hommage à Lovecraftbrouille la frontière entre le réel et l'illusion, au fil de fulgurances gore qui ne seront certainement pas du goût de tout le monde.

Projeté en avant-première publique mondiale au 25e festival du film fantastique de Gérardmer, le brûlot de Pascal Laugier s'est ainsi attiré les foudres de certains journalistes lui reprochant un sadisme jugé complaisant contre les femmes.

Il est pourtant reparti des Vosges la tête haute, auréolé du prix du public, du prix du jury Syfy... et du Grand Prix, remis à Pascal Laugier par son confrère hilare Matthieu Kassovitz, président du jury longs-métrages de cette édition 2018.

 

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"La rareté de Mylène crée sa fétichisation et je le comprends très bien, mais il nous a vraiment fallu protéger le film de ses fans », commente Laugier. Allusion à la projection de Ghostland à Gérardmer, où des agents de sécurité épiaient le public dans l'obscurité avec des lunettes à infrarouge, afin de repérer tout pirate indélicat."